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Les Innovation Days de Bouygues Telecom

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Mercredi 17 et jeudi 18 février derniers, Bouygues Telecom organisait dans son Technopôle de Meudon, ses Innovation Days. Deux jours pour montrer l’open innovation en action, notamment autour de la Bbox Miami, que les étudiants d’Epitech connaissent bien depuis le hackathon sur la Bbox Miami de l’hiver dernier. Depuis, les projets étudiants ont continué de fleurir autour de cette box Android mais pas seulement. On en parle avec eux.

La lumière connectée

Maxime Bourgeois et Pierre-Marie Laguet (tous deux promo 2016) ainsi que Kevin Lederman, tech mentor du Hub Innovation de l’école, accessoirement trois des piliers de l’équipe Blackfoot, ont présenté leur « Miami Project ». « L’idée, selon Maxime, c’est d’avoir un bouton en bluetooth et tout simplement, quand on rentre chez soi, on prend son bouton qu’on a laissé sur la table, on clique et on lance son film et automatiquement, ça tamise la lumière – une Philips Hue dans le cas de ce usecase – en fonction de l’ambiance du film ».

Les possibilités d’un bouton

« Si c’est un film de science-fiction par exemple, l’application met une lumière bleue faible. Si on veut faire une pause, on ré-appuie sur le bouton, les lumières se rallument pour qu’on voie bien la pièce, on revient, on appuie de nouveau sur le bouton, ça re-tamise les lumières et c’est reparti… ».

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Son et lumière

« Idem au niveau de l’ambiance musicale, reprend Maxime : on a un autre bouton, d’une couleur différente, qui lui s’occupe de la musique. Là, on a pris l’exemple d’une ambiance musicale un peu lounge avec une lumière dans les rouges ».

Nouveauté

« Il s’agit, souligne Pierre-Marie, de créer une vraie relation depuis la Bbox Miami entre des objets connectés et une box média, ce qui n’existe pas dans les boxes domotiques actuelles ».

Descriptif

« La Philips Hue, interagit en wi-fi avec le Bbox Miami, une Miami qui interagit aussi avec d’autres objets connectés au travers du bluetooth. L’idée c’est vraiment de lier l’univers du multimédia avec l’IoT. Ici, ce que l’on fait sur son centre multimédia a un impact réellement tangible, physique, dans son salon ».

Bbox Miami intelligente

« Le contrôleur, c’est la box, une grosse partie de l’intelligence tourne sur celle-ci, c’est elle qui a le contrôleur wi-fi, le contrôleur bluetooth et qui va lancer les applications. On a donc développé du code Android qui tourne dessus et on a aussi notre serveur « ILoftU » dont on se sert depuis un moment déjà et qui tourne dans le cloud ».

ILoftU

« C’est lui qui nous permet d’avoir une interface et des scénarios, déclenchés par des événements. Ici l’événement est le clic sur le bouton bluetooth. Ces scénarios mêlent l’écosystème multimédia de la box avec sa capacité à s’interfacer avec les objets en bluetooth et wifi ».

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(Jéromin Lebon)

Deviens toi même le réal’ du match

Jéromin Lebon (promo 2016), en stage au medialab de TF1, a lui travaillé sur l’application « Mon Angle », en en développant la version iOS. Il nous en explique le mode d’emploi : « cette appli est aujourd’hui installée sur la Bbox Miami : avec « Mon Angle », on a 4 flux vidéos, 4 angles différents du même match de foot et on change les prises de vue depuis sa montre connectée puisque l’on a le même match filmé sous ces 4 angles différents ». Comme un réalisateur mais dans son canapé et non plus dans le camion régie…

POC et usecase

« C’est une appli iOS et Android, TF1 tient à mettre en avant la montre parce qu’il y a peu d’applis pour les montres pour l’instant or le nombre de ces montres connectées de cesse de grimper, de plus en plus de monde en porte, elle devient un accessoire du quotidien. « Mon Angle » est un cas d’usage ».

Euro 2016

« Avec mon service, le medialab, on essaie de vendre cette appli à la régie maison car on aimerait l’offrir pour l’Euro 2016. On peut aussi songer à des améliorations en lien avec les souhaits des réalisateurs, par exemple un « picture in picture », avec deuxième écran par exemple en haut à droite où le flux de monsieur tout le monde continuerait de passer… ».

Déjà vu

« On retrouve cette appli mais en smartphone pour une émission telle que The Voice, sur l’application MyTF1 : on peut choisir soit la vision des coaches avec fauteuils retournés, soit la vision où l’on voit la personne qui chante. »

Air in the City

En parlant de déjà vu, vous avez déjà lu que Sébastien Monnet (promo 2016) a développé « Air in the City » avec deux autres camarades. « C’est intéressant d’être ici, avoue-t-il, parce que cela permet de rencontrer par exemple les gens qui travaillent sur LoRa et d’autres cas d’usage auxquels nous, nous n’avions pas pensé. D’ailleurs le stand d’Objenious, la filiale dédiée à l’IOT de Bouygues Telecom et qui s’appuie évidemment sur la réseau LoRa, est juste à côté du nôtre. D’un point de vue networking, c’est très bien d’être ici… ».

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Le bracelet Myo

Cette petite troupe étudiante a été réunie par Lionel Laské, responsable du Spot Bouygues sur le campus technologique IONIS Education Group – Kremlin – Bicêtre. En l’absence en revanche de Thomas Favre (promo 2015), il nous parle de cette application destinée Qualité / Sécurité / Environnement chez Bouygues Bâtiment Habitat Social : « Myo est un bracelet qui permet de détecter des mouvements, il se place sur l’avant-bras, il a des capteurs traditionnels comme l’accéléromètre mais aussi des capteurs à l’intérieur qui mesurent les impulsions électriques. Grâce à eux, on peut être très précis sur la détection des mouvements, y compris le mouvement des doigts, l’ouverture / fermeture du poignet etc. ».

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(de gauche à droite, Lionel Laské, Thomas Favre et Martin Bouygues, président-directeur général du groupe Bouygues lors d’une visite au Spot)

Pénibilité

« L’idée était de mesurer la pénibilité des gestes des compagnons qui travaillent sur les chantiers. Ils ont un certain type de tâches à effectuer, des types de gestes qui, répétés toute la journée, pendant longtemps, deviennent des gestes pénibles. Il y a toute une typologie qui permet de voir en fonction de l’angle du bras avec le corps si le geste est pénible, ou non. »

Visualisation

« Au Spot Bouygues, on voulait travailler avec des étudiants pour prototyper un outil automatique de mesure, en développant une appli Android pour ce faire. Pour résumer, le téléphone porté dans un brassard ou communiquant avec le bracelet, enregistre en permanence tous les gestes du compagnon pratiqués dans la journée. Il donne un retour visuel mais ce qui est important, c’est l’enregistrement des données ».

Trouver des solutions

« À la fin de la journée en effet, on a une visualisation des gestes, un tableau aussi avec des moyennes qui sont expliquées : combien de temps sur tel geste, la durée, la fréquence etc. On obtient ainsi un outil qui donne un rapport complet de tout ce qui a été fait par le compagnon et par l’intermédiaire duquel on va pouvoir adapter soit les postures, soit le poste de travail, soit la position etc. ».

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(Tristan Moreau)

Du part- au full-time

À ces Innovation Days de Bouygues Telecom, on a également croisé Tristan Moreau (promo 2016), actuellement en part-time chez Bouygues Telecom et qui va y effectuer son full-time de cinquième année. « Je m’occupe des API de la Bbox Miami sous la direction de François Gette (Open API Chief Architect de Bouygues Telecom), résume-t-il. J’ai principalement travaillé sur 2 projets dont le premier a pour but de permettre à des partenaires de développer des applications avec la Bbox Miami et d’interagir avec – changer les chaînes, lancer des applis, tout ce qui est objets connectés aussi comme le projet de mes camarades de l’école (confer plus haut, ndr). Il y a beaucoup de stands ici qui utilisent le service Bbox API pour leur projet, typiquement tout ce qui objet connecté l’utilise. Et Bouygues, dans une démarche d’open innovation, s’agrège ainsi des start-up autour de ce produit ».

Persévérer dans sa passion

« Je n’avais jamais vraiment touché à tout ce qui est objets connectés, j’ai découvert tout cela pendant mon stage, c’est vraiment sympa. Quant à Android, j’ai commencé à m’y passionner à la fin de ma troisième année quand, en gros, j’ai commencé à travailler sur notre EIP, Orphée, une appli mobile musicale. Je me suis occupé de la version Android alors que je n’en avais jamais fait avant. J’avais à peine touché à Java, c’est à cette occasion que je m’y suis mis et j’y ai vraiment pris goût ». Apprendre à apprendre, cela sert, c’est plus que certain.

  • Catégorie : ActualitéEpitech
  • Postée le 24/02/2016
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