Former la nouvelle intelligence
des entreprises

Premier Forum de la mixité numérique

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L’association E-mma a organisé hier jeudi 3 mars son premier Forum de la mixité numérique sur le campus technologique Paris-Sud de IONIS Education Group. L’absence de mixité dans le domaine numérique ne cesse d’étonner : dans un secteur aux potentiels infinis de carrières, la grande majorité des jeunes femmes continue de penser que ce domaine est un monopole masculin. Pourquoi ? Répondre à cette question était l’un des thèmes centraux de ce Forum de la mixité.

L’intérêt de la mixité pour les entreprises

Comme l’a rappelé Marie Doutre Roussel, consultante IT opérations chez Microsoft, « les dernière études montrent que les entreprises paritaires ou mixtes sont plus performantes, les équipes plus créatives. La mixité représente une vraie valeur ajoutée pour les organisations ».

Un Forum réussi

Il n’y a pas que des étudiantes dans E-mma et heureusement car la mixité, ça se pratique dans les deux sens. Tous ses membres ont très bien travaillé et réussi à réunir nombre d’invités plutôt impressionnant, qu’on en juge par cette liste :

  • Cécile Collin, chargée de recrutement chez DigitasLBi,
  • Elise Covilette, co-fondatrice de Kokoroe,
  • Marie Doutre Roussel, consultante IT opérations chez Microsoft,
  • Olivier Ezratty, consultant en stratégies de l’innovation et fondateur du blog Opinions Libres,
  • Marie-Amélie Frere, co-présidente de Girlz in Web,
  • Amandine Goujon Zimmerle, vice-présidente de Femina Tech,
  • Diana Marimoutou, QA lead du pôle technologique, DigitasLBi,
  • Béatrice Matlega, responsable de la politique de citoyenneté, Microsoft,
  • Justine Mills, program/site manager chez IBM,
  • Rachel Orti, senior software engineer, IBM,
  • Isabelle Pestourie, responsable communication & événementiel au sein de Social Builder,
  • Mathilde Rigabert Lemée, co-fondatrice de Duchess France,
  • Sophie Viger, directrice de la Coding Academy et de la Web@cadémie.

Petit historique

L’association E-mma a été créée il y a deux ans pour « changer la donne et lutter contre les préjugés ». Cécile Collin se souvient : « on a accompagné l’association E-mma à ses tout débuts car Emmanuelle Hipeau, DRH de Digitas LBi, a souhaité qu’on se mobilise pour aider l’association à se construire, construire le nom, la marque, le logo (qui changé depuis) et leur visibilité digitale de l’association ». Depuis, d’autres étudiants sont venus, les promos se passant le relais de cette belle cause.

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À quoi ça sert un Forum de la mixité ?

« Ce genre de forum permet de vérifier, confirme Diana Marimoutou, que des gens réfléchissent à ce genre de problématique. Cela permet d’échanger, de voir ce qu’il se passe un peu partout. Le monde du numérique est connoté masculin, on essaie de comprendre pourquoi. On réfléchit et chacun apporte sa petite pierre, sa contribution pour démystifier un peu le problème ».

La preuve par l’exemple

« Faire des événements comme celui-ci s’inscrit dans cette stratégie des rôles modèles, rappelle Mathilde Rigabert Lemée, il s’agit d’amener une fille qui voudrait se lancer dans le numérique mais qui se retient à cause des préjugés, à cette question : si elle, elle le fait, pourquoi pas moi ? Les Duchess, notre association de femmes développeuses est née du besoin qu’on a eu de montrer qu’on n’était pas toutes seules. Montrer qu’on peut être maman, conférencière, bosser dans une grande entreprise ou une entreprise connue au niveau technique, montrer que c’est juste possible. Pour pouvoir se projeter, il faut voir des gens comme vous ».

Évangéliser partout

« Girlz In Web, explique Marie-Amélie Frere, est une association qui s’occupe des professionnelles mais il est clair que c’est très tôt qu’il faut parler de la place des femmes dans le digital. L’association Wi-FIlles qui était là aussi, évangélise dans les écoles, les lycées, c’est là où c’est hyper important. Mais pas seulement et c’est que je disais à un de vos étudiants, Gilbert, en répondant à une des ses questions : en plus de toutes les initiatives du type Wi-FIlles, de programmes scolaires X ou Y, c’est aussi à la maison que ça commence… ».

Casser les clichés

« Il faut parler de ces stéréotypes, reprend Diana Marimoutou, ce n’est pas en restant chacun dans son coin que les choses vont avancer. Peut-être que des gens qui n’ont pas conscience de ces sujets vont alors se rendre compte de cette réalité grâce à ces débats. Il faut casser ces clichés et faire tomber ces murs ». On ne saurait mieux dire.

 

  • Catégorie : ActualitéEpitech
  • Postée le 11/03/2016
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