Former la nouvelle intelligence
des entreprises

L’Innov’Camp 2017

La 3e édition de l’Innov’Camp de l’ETNA a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses. Lors de ce grand rendez-vous de l’innovation, les étudiants ont participé à des ateliers portant sur le marketing et la communication, mais aussi assisté à des conférences d’experts et entrepreneurs reconnus, comme Jean-Louis Lezaun,‎ Artificial Intelligence Nature Language Processing Software Architect à IBM et Adrian Sauzade, cofondateur et PDG de la start-up Czam. En parallèle, l’école a lancé la première phase des Grands Projets ETNA (GPE) de sa promotion 2018.

 

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Adrian Sauzade et Jean-Louis Lezaun

Le blockchain, la caution que la monnaie virtuelle attendait
Adrian Sauzade s’est longuement attardé sur l’histoire des monnaies virtuelles développées grâce et via Internet. À ses yeux, Si plusieurs tentatives de création de monnaie ont échoué par le passé, ce n’était pas seulement pour des raisons de méfiance des autorités ou des utilisateurs, mais pour un problème de centralisation que la blockchain a permis de résoudre, permettant ainsi d’apporter enfin de la confiance sur cette nouvelle approche de l’économie. L’occasion pour l’intervenant de parler du Bitcoin, symbole de cette réussite, de ses outsiders plus ou moins établis (Ethereum, Ripple, Litecoin, Dash, Dogecoin…) et du colored coin, une approche qui se trouve au cœur de la start-up Czam. Cette dernière s’est fait une spécialité d’utiliser différemment le Bitcoin pour créer des certificats, des monnaies privées, des tickets, des preuves d’identité, des bulletins de vote ou encore des bons au porteur digitalisés.

De HAL au TARS : vers où nous amène l’intelligence artificielle (IA) ?
Spécialiste de l’IA, notamment à travers le projet Watson porté par IBM, Jean-Louis Lezaun était là pour aborder les différentes facettes de ce domaine qui, de « 2001, l’Odyssée de l’espace » à « Interstellar » en passant par SkyNet, ne cesse d’alimenter l’imaginaire collectif et de nourrir l’Homme aussi bien de craintes que d’espoir. Pour cela, l’expert n’a pas hésité à revenir dans le passé, au temps de l’IA symbolique des années 1950-60 notamment théorisée par Noam Chomsky et Marvin Minsky, pour mieux définir la construction de l’IA moderne, rendue possible par une plus grande puissance de calcul permettant d’appliquer de nouveaux algorithmes. Pour les étudiants présents, cette conférence fut également un bon moyen d’en apprendre davantage sur le machine et le deep learning, la clusterisation, ou encore sur l’importance des langues et du nature language processing. L’invité avait d’ailleurs un conseil à donner aux futurs diplômés en face de lui : « Lisez des livres, imprégnez-vous des langues ! C’est important quand on a une forte appétence pour les technologies informatiques et qu’on souhaite faire de l’IA ! ».

 

Top départ pour les Grands Projets ETNA de la promotion 2018

Au mois de janvier, en parallèle à l’Innov’Camp, l’ETNA lançait officiellement la première phase des Grands Projets ETNA (GPE) de sa promotion 2018. Faisant aussi bien appel à la créativité qu’au savoir-faire technique des étudiants, les GPE ont pour vocation d’imaginer les applications et services de demain. En attendant la présentation finale des réalisations, prévue au mois de novembre 2018, Corentin de Montmarin, responsable pédagogique du cursus, revient sur les avantages et objectifs de ce dispositif tourné vers l’innovation.

Comment s’est passé le lancement de cette nouvelle génération des GPE ?
Très bien ! Au départ, il s’agissait surtout d’accompagner les étudiants afin qu’ils puissent trouver l’idée qui sera au cœur de leur futur projet. En effet, les GPE sont des projets innovants du point de vue technologique à mener seul ou équipe, durant les 4e et 5e années du cursus. Ainsi, le 20 janvier, nous avons organisé une journée de séminaire permettant aux étudiants de rencontrer différents experts – en communication, marketing, organisation, technologies… – pour affiner leur idée et en trouver une qui soit viable techniquement et puisse correspondre à une demande réelle. Cela s’est déroulait via une originalité pédagogique puisque les étudiants avaient reçu des jetons à dépenser à bon escient pour profiter d’une consultation auprès des experts de leur choix ! Il s’agissait aussi de leur donner les clefs pour qu’ils commencent à entrevoir l’organisation de ces GPE sur les deux années à venir. Ils ont enfin été entraînés au pitch devant un jury, pour défendre leur concept.

Retrouve-t-on des thématiques communes au sein des GPE, d’année en année ?
Effectivement, il y a des formats qui reviennent souvent au fil des promotions. Je pense en premier lieu aux applications pensées pour améliorer le quotidien des utilisateurs. Il n’est donc pas rare de retrouver des applis de type marketplace, mettant en relation des personnes ayant les mêmes centres d’intérêts ou besoins. C’est un grand classique des GPE, qui peut se décliner cependant sur un vaste choix de thématiques.

Combien de GPE seront proposés par la promotion 2018 ?
Nous prévoyons entre 27 et 35 GPE, certains projets et équipes pouvant fusionner par la suite.

Pourquoi les GPE représentent une étape majeure du cursus des étudiants ?
C’est important car cela leur apprend à développer un projet sur le long terme, tout en ayant l’occasion unique de pouvoir bénéficier d’un accompagnement spécifique des enseignants de l’école ainsi que de moyens techniques. Surtout, les GPE représentent parfaitement l’ambition de l’ETNA, qui met tout en œuvre pour former des professionnels capables de mener des projets de ce type en entreprise. Outre l’innovation, les GPE font directement référence à une autre valeur portée par l’école, celle de l’entrepreneuriat. Même si tous les GPE n’ont pas vocation à donner naissance à des start-ups, le dispositif permet déjà aux étudiants intéressés d’utiliser ces deux années pour construire une future entreprise.

De plus en plus d’entreprises, dans l’informatique et d’autres secteurs, n’hésitent pas non plus à inciter leurs salariés à se muter en intrapreneurs, en les poussant à développer et proposer des projets en interne, pour l’entreprise ou leur épanouissement personnel. Finalement, les GPE s’inscrivent aussi dans cette mouvance.
C’est d’autant plus vrai que bon nombre de nos étudiants effectuent leur alternance dans des entreprises établies qui sont très sensibles aux éléments pouvant être porteurs d’innovation. Les recruteurs sont de plus en plus sensibles aux profils capables d’apporter des idées nouvelles et de les mettre en œuvre. C’est encore plus criant dans le secteur de l’informatique où les microentreprises et société de services encouragent leurs salariés à développer ce genre de compétences.

  • Catégorie : ETNA
  • Postée le 16/02/2017
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