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Sup’Biotech : BioShield, un projet étudiant sélectionné et hébergé au Genopole

Premier biocluster en France entièrement dédié aux biothérapies, à la recherche en génétique, génomique, post-génomique, xénobiologie et au développement des industries de biotechnologie, le Genopole d’Evry a lancé en mai 2017 deux nouveaux dispositifs d’accompagnement, Shaker et Booster. Respectivement dédiés aux doctorants/post doctorants porteurs d’une innovation pouvant donner lieu à une création de start-up et aux jeunes entreprises de biotechnologie innovante, ces dispositifs permettent aux participants sélectionnés de bénéficier durant six mois des infrastructures du Genopole, de son écosystème et de son réseau d’experts.

partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_03.jpgPartenaire du Genopole, Sup’Biotech vous propose de découvrir deux entités faisant partie de la première promotion du programme : BioShield, un Sup’Biotech Innovative Project (SBIP) de revêtements anti-bio contamination porté par Quentin Bernard, Paul Caroen et Pierre Tourame (promo 2018), trois étudiants de 5e année, et AquAmmoS, une start-up dédiée aux solutions bioinspirées pour la sauvegarde environnementale.


partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_04.jpgDispositif Shaker : BioShield, un bouclier contre les agents biologiques

Un bon projet, c’est avant tout une bonne équipe et celle de BioShield le démontre bien. Composée de trois étudiants de la Majeure R&D de Sup’Biotech mais de mineures différentes (Quentin en Entrepreneuriat, Paul en Bioinformatique et Pierre en Santé), la team BioShield se veut donc très complémentaire pour arriver à ses fins : réussir à développer puis commercialiser une solution de revêtement de surfaces pour prévenir de la formation de biofilms dans les industries. « Pour faire simple, nous voulons créer des revêtements permettant d’empêcher les bio contaminations par des agents biologiques – de type levure, bactéries, champignons… – dans des applications industrielles, que ce soit en cosmétique, milieu hospitalier, aéronautique ou nautique, détaille Quentin. En effet, nous avons observé dans la nature que des insectes et des plantes présentaient à leur surface des structures géométriques laissant penser qu’elles pouvaient empêcher la formation de ces biofilms. L’idée, c’est d’imiter et même de créer les structures parfaites pour nos surfaces. C’est du biomimétisme ! BioShield pourra ainsi diminuer les infections nosocomiales comme la légionellose qui infecte des milliers de personnes en Europe chaque année et peut être mortelle, ou encore empêcher les algues de s’agréger sur la coque des bateaux et donc d’arrêter un entretien régulier (le carénage) via des produits chimiques qui viennent ensuite polluer les mers et océans. »

partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_02.jpgL’équipe de BioShield
De gauche à droite : Paul, Pierre et Quentin

S’il est désormais accompagné par le Genopole, le projet BioShield ne date pourtant pas d’hier. « Nous avons amorcé le projet lors de notre 2e année à l’école, dans le cadre des SBIP, poursuit Quentin. Pour autant, le projet a véritablement accéléré en 3e année, au retour de notre semestre obligatoire à l’étranger, grâce à l’augmentation du temps alloué au développement des SBIP dans le cursus. Nous avons ainsi pu nous y consacrer plus en profondeur, avec le soutien du réseau d’encadrants de l’école. C’est aussi à cette période que nous avons rencontré le Matériaupôle, un cluster francilien Matériaux et Procédés qui nous a ensuite mis en relation avec des industriels sensibles à cette problématique. Cela nous a permis de vérifier et valider la pertinence de notre approche. De cette première étape cruciale sont ensuite nées d’autres rencontres qui, de fil en aiguilles, nous ont offert l’opportunité de croire chaque jour un peu plus dans notre projet. »

Confiant, le trio ne gâche pas son plaisir de faire partie de la toute première promotion de Shaker. « C’est lors d’une réunion à Sup’Biotech que nous avons appris la création de ce nouveau dispositif d’accompagnement. Nous avons déposé notre candidature et, après avoir été retenus pour la première phase, nous sommes passés devant un jury composé d’experts, de la direction du Genopole, de PDG et de chargés d’affaires. Au final, nous avons été sélectionnés aux côtés de quatre autres projets pour cette première session. » Au sein du dispositif, l’équipe de BioShield se sent progresser chaque jour, notamment grâce aux laboratoires, consommables, équipements et appareillages mis à sa disposition. « C’est un point important car cela nous offre la possibilité de réaliser nos expériences dans de bonnes conditions et à un stade encore plus poussé qu’à l’école, estime Quentin. Ensuite, le dispositif nous permet aussi bénéficier de l’écosystème du Genopole et d’un accès aux plateformes mutualisées du cluster : notre laboratoire étant situé dans sa pépinière d’entreprises, nous sommes régulièrement amenés à rencontrer des professionnels et entrepreneurs. Cela nous force à challenger notre projet. Nous sommes également accompagnés et encadrés par des chargés d’affaire, ce qui est très utile pour tisser des relations avec des acteurs de l’industrie. C’est un environnement idéal pour faire évoluer le projet. »

partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_05.jpgPour BioShield, comme les quatre autres projets sélectionnés, l’aventure Shaker s’achèvera en mars 2018. « Cela nous laisse donc du temps pour valider notre Proof of Concept, ou du moins avancer un maximum, assure l’étudiant. Le but pour nous trois, c’est de valider cette POC, puis de créer, in fine, une start-up ! »

 


partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_06.jpgDispositif Booster : AquAmmoS, une création de valeur bio minéralisée

Née de la fusion de deux start-ups, AquAmmoS a vu le jour en janvier 2017. Parmi ses cofondateurs se trouve Olivier Girinsky, également Chief Science Officer de cette jeune structure adepte de l’économie circulaire, passé lui aussi par la case des SBIP en tant que chargé de projets innovants.

partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_07.jpg

« Notre start-up propose des solutions bio inspirées dans le domaine de la biotechnologie environnementale, présente Olivier. À l’heure actuelle, elle développe deux solutions : une première, nommé Aqua visant à stimuler les micro-organismes en leur « parlant » via des ondes lumineuses et une seconde, intitulée Ammos (qui signifie « pierre ») transformant le sable en pierre grâce au processus de biominéralisation utilisant des bactéries – on mélange du sable à des bactéries qu’on « nourrit » et, en quelques heures, cela donne de la pierre. » Évidemment, ces deux solutions s’adressent en priorité aux structures de la filière traitement des eaux et en particulier des eaux usées. Comment ? « D’abord en stimulant les micro-organismes pour dépolluer plus, mais avec la même consommation d’énergie qu’auparavant, puis en récupérant une partie du sable collecté dans les stations d’épuration que l’on mélange ensuite à notre « boue activité », soit de la biomasse associée à de la boue, pour en faire un nouveau produit : une pierre, une dalle, une brique… »

partenariat_supbiotech_genopole_dispositif_projets_innovations_start-ups_entreprises_booster_shaker_bioshield_aquammos_etudiants_professionnels_biotechnologies_biomimetisme_green-tech_2017_08.jpgL’équipe d’AquAmmoS

Autrement dit, AquAmmoS s’inscrit dans un contexte plus général, celui de la station d’épuration du futur, qui pourra non seulement épurer l’eau, mais aussi produire de l’électricité grâce à la mécanisation et valoriser ses sous-produits en des éléments concrets pouvant directement être utilisés au niveau de la collectivité et du territoire. « On pourra ainsi imaginer consolider les tuyaux des tranchées d’assainissement et de canalisation à partir de ces pierres créées via la station, estime Olivier. C’est un revenu supplémentaire, une création de valeur. »

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Une image de colonnes réalisées avec du matériel recyclé

Désormais accompagnée par le dispositif Booster du Genopole, AquAmmoS continue sa croissance en affinant le ciblage de nouveaux marchés pour, à terme, parvenir à une levée de fonds et ainsi finaliser la commercialisation de ses solutions. « Le Genopole abrite et représente une centaine d’entreprises différentes, dans le domaine pharma, mais aussi les domaines agroalimentaire et environnemental, note Olivier. Être accéléré au sein de Booster favorise donc les échanges de savoir-faire. C’est d’autant plus important pour nous que l’univers de la Clean Tech est encore tout nouveau au sein du Genopole : il est donc essentiel de se regrouper pour faire évoluer ce secteur ensemble. Chez AquAmmoS, nous pensons d’ailleurs que la Clean Tech sera l’une des principales sources d’emploi dans le futur, car la pression environnementale est de plus en plus forte. Pour lutter contre ces dégradations que nous constatons chaque jour, l’économie circulaire est une réponse viable et les entreprises de la Clean Tech ont pour rôle de devenir le socle technologique de ce changement. Il faut désormais réussir à transformer en source de revenus ce qui pouvait représenter un coût pour les collectivités, comme les stations d’épuration. »

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  • Catégorie : Sup'Biotech
  • Postée le 03/11/2017
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