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1er hackathon Facebook dédié aux étudiants

Organisé à Paris les 7 et 8 avril, ce challenge réunisant des formations de différentes écoles demandait à ses participants de concevoir un projet libre. L’équipe EthBooking dont faisaient partie Aymeric Beaudart, Simon Meyer et Iulian Rotaru, étudiants à Epitech, a remporté ce hackathon avec un projet d’application permettant de réserver une chambre et de gérer son propre hôtel. L’extension pour Google Chrome, Introspect, développée par Alexandre Kirszenberg, Hugo Linsenmaier et Antoine Sainson (EPITA promo 2020), est arrivée deuxième de l’épreuve.

Ci-après, l’épreuve vue par Epitech et l’EPITA.

  • Epitech

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Le week-end du 7 Avril, Facebook accueillait pour la première fois dans ses locaux français une des étapes du hackathon organisé à l’échelle mondiale par la plateforme sociale, comme tous les ans depuis 2013. Après pré-sélections, qui consistaient en résoudre une batterie de problèmes notamment algorithmiques, une dizaine d’étudiants d’Epitech (des écoles de Lyon, Nice, Montpellier, Paris et Strasbourg) ont été invités à participer à la compétition dans les locaux parisiens de la firme de Mark Zuckerberg. Et l’équipe qui gagne le concours local remporte un voyage dans la Silicon Valley pour participer à la finale annuelle. Et qui a gagné ?

Crédits et congrats

Ce sont Simon Meyer (promo 2022 à Epitech Strasbourg), Aymeric Beaudart qui n’en est pas à son premier hackathon et qui lui est de la promo 2021, Iulian Rotaru, promo 2020 – tous deux d’Epitech Paris -, associés à Victor Hugo Vianna (École polytechnique). Ces 4 garçons partiront en novembre prochain à Menlo Park, siège de la société. Un grand bravo à eux. Iulian est par ailleurs le responsable du pôle blockchain au sein de PoC, l’association qui anime le Hub Innovation d’Epitech à Paris.

Reconnaissance et surprise

Aymeric avoue qu’« on ne s’attendait pas vraiment à gagner. On avait en face de nous des étudiants de Polytechnique, Epita, 42… On est quand même arrivés premier devant une équipe du Laboratoire Sécurité & Système de l’EPITA, qui sont vraiment très doués dans ce qu’ils font… ». Il poursuit : « Le jury ne demandait pas de business model concret, simplement de casser les codes avec une idée innovante. Nous, on leur a présenté quelque chose de fonctionnel et c’est peut-être ça qui a fait la différence ».

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(au milieu avec les fanions, de gauche à droite : Aymeric, Iulian, Simon et Victor Hugo)

Disruption au carré

Il n’y avait en effet pas de thème pour ce hackathon mais une direction : « casser l’industrie actuelle ». Les problématiques étaient libres, les participants pouvaient utiliser le langage qu’ils désiraient. Les équipes ont travaillé sans relâche pendant 24 heures, pour rendre un projet disruptif. Aymeric continue d’avouer que « c’est la première fois que je code autant. On ne s’est pas arrêtés une seule petite heure mais en fait, on ne s’en est même pas rendus compte tellement on était impliqués… ».

Sus aux taxes

Aymeric toujours résume le projet, qu’ils ont nommé EthBooking : « Nous avons choisi le domaine des réservations d’hôtel car beaucoup de petits complexes souffrent des taxes abusives pratiquées par les sites de réservation en ligne (qui prennent environ 25 % sur ces mêmes réservations). On voulait montrer qu’en un weekend, quatre étudiants pouvaient créer une solution opérationnelle, décentralisée qui fonctionne sans serveurs et ne taxe pas de manière abusive en mettant en relation un service et ses clients ».

Ethereum, la blockchain qui monte

EthBooking est une « Dapp » (Decentralized Application) sur la blockchain d’Ethereum, elle permet à n’importe qui de réserver une chambre ou gérer son propre hôtel. « Le travail des sites de booking ne mérite pas 25% de taxes, selon nous. On veut briser ce modèle économique et montrer que des technologies disruptives comme la blockchain nous permettent de construire des applications justes et « méritocratiques ». Notre modèle peut être implémenté sur n’importe quel système avec une autorité centrale dispensable, comme Uber, Deliveroo, Booking.com, ou encore Airbnb… » explique Aymeric.

18 équipes de 4

Ce sont 18 équipes de 4 qui se sont prêtées à ce concours de développement. Elles ont toutes présenté leurs prototypes à un jury d’ingénieurs, à l’issue de ces 24 heures de sprint et de marathon tout à la fois. Tout du long, ils ont été accompagnés par des mentors Facebook. « Ils venaient de Facebook Londres, ils étaient très accessibles et venaient nous aider dès que besoin » souligne Aymeric.

California dreamin’

Au total, c’est une vingtaine d’équipes tout autour du monde qui vont s’envoler en Californie du nord en novembre. Aymeric confie ne pas encore réaliser : « Je pense que cela deviendra concret lorsque je serai dans l’avion avec Iulian, Simon et Victor Hugo. Hormis l’expérience incroyable de partir à la Silicon Valley, le prix qui serait inestimable serait de rentrer en tant que développeur chez Facebook. Mais déjà, la notoriété et le réseau sont des prix à part entière ».

 

  • EPITA

Actuellement en 3e année à l’EPITA, Alexandre Kirszenberg, Hugo Linsenmaier et Antoine Sainson (EPITA promo 2020) ont réussi à se hisser sur la deuxième place du podium à l’issue du premier Hackathon Facebook en France réservé aux étudiants ! Organisé à Paris les 7 et 8 avril 2018, ce challenge a réuni plus de 20 formations venues de différentes écoles et demandé à ses participants de concevoir un projet libre, en rapport ou non avec le célèbre réseau social. Antoine revient sur Introspect, le projet utlisant le machine learning qui a permis à son équipe de réaliser cette belle prestation.

retour_hackathon_facebook_france_challenge_equipe_etudiants_paris_epita_podium_technologie_lse_lrde_machine_learning_avril_2018_02.jpgL’équipe EPITéenne
De gauche à droite : Alexandre, Antoine et Hugo

Qu’est-ce qu’Introspect ?
Antoine Sainson : Il s’agit d’une extension Google Chrome proposant des indicateurs sur la manière dont un message peut être perçu sur les réseaux sociaux.

De quels indicateurs parle-t-on ?
Le premier indicateur est une barre d’emojis située sous la fenêtre de discussion Messenger, proposant en temps réel des smileys adaptés au sentiment général du message. Une fine ligne de couleur au-dessus de cette barre indique la tendance générale du message, si celui-ci peut être perçu positivement ou négativement, passant ainsi du rouge au vert. Enfin, un bouton « Trends » permet d’accéder aux statistiques de la conversation sur l’émotion des participants en fonction du temps, le tout segmenté en fonction des sujets abordés lors de cette même conversation.

Comment vous êtes-vous pris pour réaliser ce projet ?
Pour analyser les sentiments d’un message en temps réel, nous avons choisi d’utiliser un modèle pré-entraîné hébergé sur notre serveur, ainsi que les services du cloud Azure de Microsoft. Et dans le navigateur, nous utilisons JavaScript et React afin de remplacer les composants Facebook par les nôtres et ainsi exploiter l’API interne du réseau social pour nourrir nos modèles.

Etait-ce votre premier hackathon à tous les trois ?
Pas pour Alexandre, mais cela l’était pour Hugo et moi. À titre personnel, j’ai trouvé ça hyper sympa, ne serait-ce que pour avoir la possibilité de travailler dans les locaux de Facebook France, près d’Opéra.

Vous attendiez-vous à finir dans le trio de tête ?
Honnêtement, nous avons été agréablement surpris, même si c’est toujours décevant de terminer à la deuxième place, juste derrière le grand vainqueur. Il y avait tout de même beaucoup de bons projets présentés lors du hackathon : nous sommes contents d’avoir pu réaliser cette performance. Cela nous aussi permis de remporter des montres connectées, en plus d’autres goodies de l’organisateur.

Que va-t-il advenir du projet maintenant ?
Nous pensons à le développer encore avant de le rendre Open Source, le code d’Introspect nous appartenant. Nous comptons par exemple remplacer les modèles pré-entrainés par les nôtres, que nous n’avions pas le temps d’entraîner en 24 h, de sorte à ce que le projet soit libre de la contrainte d’utilisation des services Microsoft.

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Une particularité de votre équipe, c’est que vous êtes trois étudiants travaillant également dans les laboratoires de l’école en parallèle à votre cursus : Alexandre fait partie du LRDE quand Hugo et toi faites parties du LSE.
C’est vrai. Même si nous avions simplement l’envie de prendre part au hackathon, nous avions aussi à cœur de représenter nos laboratoires respectifs sur place. Cette deuxième place, c’est aussi la leur. D’ailleurs, le LRDE comme le LSE encouragent beaucoup leurs membres à prendre part à ce genre d’événements.

Et est-ce que cela t’a donné envie de prendre part à de futurs challenges ?
Absolument. Avec le LSE, nous prévoyons justement de participer à d’autres événements de ce type. Il faut dire que le format des hackathons est vraiment plaisant pour ceux qui étudient et travaillent dans l’informatique : au-delà de l’aspect compétition, c’est aussi un bon moyen de s’amuser et de rencontrer plein de gens intéressants dans une super ambiance.

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  • Catégorie : EPITAEpitechIONIS Education Group
  • Postée le 20/04/2018
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