Former la nouvelle intelligence
des entreprises

Et demain ?

L'enseignement supérieur en mutation

Par Fabrice Bardèche, vice-président exécutif de IONIS Education Group et Marc Drillech, directeur général de IONIS Education Group

Après plus de trente ans d'existence, l'envie de progresser et de viser l'excellence est plus que jamais présente, comme le désir d'apporter des réponses parmi les plus performantes aux étudiants et aux familles qui nous font confiance dans des contextes difficiles.

L'enseignement supérieur en mutation

Nous évoluerons demain dans des univers toujours plus complexes, affrontant des changements de tendances comme de vents, nous interrogeant sur de nouvelles technologies ou de nouvelles méthodes. Mais notre cap est clair : d'abord rester un Groupe global qui favorise la transversalité entre les sphères du commerce, des métiers de l'ingénieur, des technologies, de l'art et de la création. Ensuite, maintenir la volonté d'innovation. Parce que seul le changement permet d'espérer en l'avenir et seule l'obsession d'être en avance peut guider les institutions vers le succès. Enfin, nous chercherons plus que jamais à apporter une pluralité de réponses, afin d'être un partenaire présent aux différents moments de la vie, quand le besoin de formation se fait particulièrement sentir.


L'innovation comme direction

Si certains craignent encore cette nouvelle société de la connaissance qui est en place, nous n'envisageons pas ces bouleversements comme la perte d'un acquis ni d'une rente de situation. Ceux qui affirment qu'hier c'était mieux sont finalement ceux qui ont plus à perdre. Car l'enseignement est par définition constitué à la fois de permanences et d'innovations. Et trop souvent, le supérieur a pâti de sa capacité à innover. Si nous nous sommes réapproprié des systèmes déjà existants, c'est que nous croyons en certaines permanences, que nous les pensions pertinentes mais quelque peu inadaptées. Nous continuerons demain, plus que jamais, tout en restant à l'écoute des nouvelles générations dont nous avons beaucoup à apprendre.

Les mobilités comme nouvelle réalité

Elles se jouent près de nous comme à l'autre bout du monde. Les technologies permettent de rapprocher cadres et employés de leur vie de famille. À l'ouverture à 360° sur la planète répond le besoin de resserrer les liens avec le tissu familial et local. Entre ancrage et horizon, le mouvement est naturel et incessant : l'itinérance est un autre défi. L'enseignement supérieur doit savoir répondre à cette nouvelle réalité des mobilités par la proximité en démultipliant les centres pour permettre aux jeunes de rester plus longtemps près de leur famille et diminuer les coûts inhérents aux changements de résidence ; l' International en proposant systématiquement une destination lointaine à tous les étudiants au cours de leurs études. L'itinérance en se servant de tous les outils qui mettent la formation à portée de clic quel que soit le moyen.

La mixité des générations comme moteur

Si l'enseignement est accessible en tout temps et en tous lieux, il transcende aussi les générations. C'est devenu une évidence : la formation tout au long de la vie permettra seule de garder son potentiel d'employabilité à son maximum et d'assurer les mutations de compétences. Nous devons faire l'effort nécessaire pour mettre notre offre de formation à portée de tous les publics : les jeunes et les moins jeunes, quels que soient leur âge et leur statut. C'est une ouverture intergénérationnelle, c'est un devoir civique, c'est un véritable enrichissement de la formation ; c'est un grand projet pour notre futur.

L'enseignement supérieur en mutation

Le lien comme dynamique

Dans le même esprit de décloisonnement et la juste conscience des prolongements de notre mission, nous affirmons que notre rôle ne s'arrête pas le jour de la remise du diplôme. Le même contrat moral qui nous lie à nos étudiants lorsque leurs familles nous confient leur avenir nous oblige à continuer d'assurer leur niveau de compétence. Il ne suffit pas de viser l'excellence de la formation, il faut aussi l'entretenir. Ce souci de maintenir un lien de qualité avec nos étudiants lorsqu'ils ont quitté l'école montre la nécessaire complémentarité de notre action avec celles des associations d'anciens élèves dont nous devons encore amplifier la dynamique.

La culture et la réflexion comme outils

Nous avons bâti nos écoles comme des lieux visant à l'excellence dans des compétences phare pour la société de demain. Ce faisant, nous avons aussi construit des lieux ouverts, des lieux de vie, des lieux où soufflent les vents de la culture et de la réflexion. Nous ne pensons pas que compétence de pointe doive s'opposer à culture intelligente. Nous sommes convaincus que la réflexion et l'approche critique sont d'autant plus indispensables aux détenteurs du pouvoir technologique que celui-ci va dominer nos vies et participer aux décisions les plus stratégiques de nos entreprises et de nos sociétés. C'est pourquoi nous multiplions les initiatives pour développer encore et toujours la pluralité des savoirs, la transversalité des approches et des échanges, le recul critique.

L'éthique comme nécessité

La maîtrise des outils n'a de sens que si elle s'accompagne d'une capacité à les penser et à les intégrer dans toutes les dimensions de la société. Nous n'envisageons pas nos étudiants comme de simples acquéreurs de savoirs ou de compétences. Nous voulons qu'ils s'interrogent sur leur responsabilité, leur position dans le monde et les conséquences des décisions qu'ils peuvent être amenés à prendre ou à partager. Car ces individus critiques, responsables et humains que nous formons sont les personnalités de demain.