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Design4Green 2020 : l’EPITA à la 1re et 3e place

« 48h non-stop pour devenir le meilleur Green développeur » : tel est le principe de la compétition internationale Design4Green. Organisée du 4 au 6 novembre, son édition 2020 a ainsi vu s’affronter près de 250 étudiants et professionnels répartis en 56 équipes issues de 5 pays, tous prêts à mettre à l’honneur le Green IT ! Cette année, le défi consistait à écoconcevoir l’outil de l’indice de fragilité numérique des territoires développé par l’Institut du Numérique Responsable (INR).

 

Ce marathon haletant a permis à deux formations EPITéennes de briller : l’équipe des Cetelems, menée par cinq apprentis des Cycles Expert et Ingénieur, a ainsi remporté le concours dans la catégorie étudiante tandis que l’équipe The Tree Party, composée d’un quintet d’étudiants internationaux, s’est hissée à la 3e place du classement général. Découvrez dès à présent l’interview de Pierre-Marie Taillantou-Candau (EPITA promo 2021, Cycle Ingénieur), vainqueur du Design4Green 2020 aux côtés des autres Cetelems : Louis Dupont (promo 2021, Cycle Ingénieur), Romain Bourré (promo 2021, Cycle Expert), Jean-Baptiste Rigal (promo 2021, Cycle Expert) et Hugo Pochart (promo 2021, Cycle Expert).

Découvrez les interviews des deux équipes gagnantes :


Concours Design4Green 2020 : deux équipes EPITéennes s’adjugent la 1re et la 3e places !

Les Cetelems
De gauche à droite : Hugo, Louis et Jean-Bapstiste (en haut), Pierre-Marie et Romain (en bas)

 

Pourquoi avoir relevé ce défi ?
Pierre-Marie : L’EPITA demandant à tous ses apprentis d’y participer, nous voulions avec les autres membres de l’équipe nous battre à fond : quitte à participer à un challenge assez marrant qui allait pouvoir nous apporter pas mal de choses, autant s’investir complétement ! Notre équipe a donc été montée pour réussir un maximum le challenge même si l’on ne savait pas encore quel allait être le sujet du concours, au-delà du fait qu’il allait faire écho au Green IT. Nous y sommes donc allés à l’aveugle. Heureusement, le sujet nous a tout de suite intéressés !

Justement, peux-tu nous expliquer ce sujet ?
Pierre-Marie : Nous avions à notre disposition un tableur Excel comportant un certain nombre de données administratives sur toutes les communes de France. Ces données portaient sur le taux de chômage, la profession des chefs de famille et tout un tas d’autres informations de recensement. Dans ce tableur, on retrouvait aussi des calculs déjà faits portant sur ce que l’on appelle l’indice de fragilité numérique. Le score global de cet indice se composait de différents scores : un score sur l’accès au numérique, un score en lien avec les compétences dans chacune des villes, etc. En fait, l’indice était calculé à partir de 16 valeurs différentes. Par exemple, l’accès aux interfaces numériques et l’accès à l’information donnait une valeur globale d’accès au numérique. Les compétences administratives et les compétences numériques et scolaires donnaient une valeur globale de compétence, etc. Il faut s’imagine une pyramide de valeurs avec, au sommet, l’indice de fragilité numérique. Ce qu’il fallait bien comprendre, c’est que tous ces chiffres étaient également établis en comparaison avec les chiffres des autres villes du département ou de la région. Ainsi, on avait des valeurs pour une ville en fonction du département et des valeurs pour une ville en fonction de la région. C’était vraiment des rapports permettant de connaître la position d’une ville par rapport à d’autres villes sur un territoire.
Une fois que l’on avait bien compris ces chiffres, Design4Green nous demandait simplement de les extraire du document pour les afficher sur une page Web. L’objectif était alors de créer une page respectant au maximum « l’écologie ». Par exemple, il fallait faire attention à ne pas faire de requêtes trop lourdes. C’était ça, la règle principale : être le plus « vert » possible dans la façon de développer notre site.

Aviez-vous déjà expérimenté le Green IT avant la compétition ?
Pierre-Marie : Moi non, et je crois que c’était aussi le cas pour le reste de l’équipe. C’était donc très intéressant de se plonger dedans. À chaque nouvelle idée, nous devions réfléchir si cette dernière allait être trop gourmande ou non en ressources. Il fallait toujours trouver l’équilibre entre l’utilisation de cette idée et la réalité de son coût écologique. Parfois, ce qui est le plus facile pour l’utilisateur n’est pas forcément la solution la moins énergivore.

 

Concours Design4Green 2020 : deux équipes EPITéennes s’adjugent la 1re et la 3e places !

Un aperçu du site développé par les Cetelems

 

Ergonomie et praticité ne riment pas toujours avec écologie.
Pierre-Marie : Exactement. C’était un juste milieu à trouver. Bien sûr, notre site aurait pu être plus beau, mais il aurait aussi consommé plus de ressources. Il devait rester « light » et performant !

Quel a été votre sentiment au moment de l’annonce de votre victoire ?
Pierre-Marie : Nous avons sauté de joie ! Nous étions tous connectés sur Teams à ce moment-là et j’avais prévenu qu’il allait falloir enlever les écouteurs en cas de victoire ! Cette 1re place s’accompagne en plus d’une récompense, avec un voyage au Québec.

Conseillerais-tu à d’autres étudiants de participer à ce concours ?
Pierre-Marie : Bien sûr ! C’est une expérience que l’on ne vit pas tous les jours. Certes, ces 48 heures sont intenses – nous n’avons dormi que 7 ou 8 heures la première nuit et pas du tout la suivante –, mais si la cohésion d’équipe est bonne, on passe un moment vraiment super. Et bien que les conditions fussent un peu particulières en raison du confinement, ce qui nous a obligés à faire le concours en étant tous connectés à distance, on s’est vraiment amusés et on n’en retient que du positif !

Enfin, pourquoi ce nom de Cetelems ?
Pierre-Marie : Pour la petite histoire, ce drôle de nom a été décidé suite à un refus du premier que nous avions choisi en français ! Nous avons donc choisi « Cetelems » en référence au petit bonhomme vert qui fait très « green » de la célèbre marque du Groupe BNP. Le « s » à la fin, c’est parce que nous sommes tous les cinq des Cetelems. Enfin, nous trouvions que le slogan de la marque, « il ne suffit pas de ressembler à Cetelem pour faire du Cetelem », mettrait une petite note d’humour en cas de victoire : « il ne suffit pas de nous ressembler pour faire ce que l’on fait » !


 

Concours Design4Green 2020 : deux équipes EPITéennes s’adjugent la 1re et la 3e places !

The Tree Party

 

Quel a été votre sentiment suite à l’annonce de votre 3e place ?
Jad : Nous sommes tous très fiers d’avoir pu obtenir ce classement. Cela récompense notre travail acharné et nos nuits très, très courtes ! Au moment de l’annonce, nous étions tous super contents !

Tu es Libanais et tu as dû faire équipe avec un Français, un Vénézuélien, une Grecque et un Philippin. Était-ce difficile de travailler au sein d’une équipe si cosmopolite ?
Jad : Pas difficile, mais plus intéressant certainement ! Dans notre équipe, nous avions déjà pas mal d’expérience en matière de développement web et de base de données : durant la compétition, chacun pouvait partager ses connaissances, son avoir, sa vision, aider l’autre. Vivre cette expérience entre amis a rendu le concours encore plus fun !

Était-ce ta première fois à Design4Green ?
Jad : Non seulement, c’était ma première fois, mais c’était aussi tout simplement ma toute première compétition internationale.

Concours Design4Green 2020 : deux équipes EPITéennes s’adjugent la 1re et la 3e places !

Un aperçu du site développé par The Tree Party

 

Qu’as-tu pensé de l’approche Green IT au cœur de ce concours ?
Jad : On ne peut qu’être intéressé par l’idée de se focaliser davantage sur l’environnement et la réduction de la consommation d’énergie. Développer un projet en mode Green IT nous a fait découvrir de nouvelles façons de faire et de nouveaux raisonnements à appliquer, pour avoir conscience des impacts de telle ou telle méthode et de comment optimiser notre code au maximum. C’est passionnant !

Pour ton futur professionnel, imagines-tu mettre à profit cette expérience acquise lors de Design4Green ?
Jad : Pour tout vous dire, j’aspire à devenir consultant, pour travailler dans le management IT, en accord avec ma Majeure à l’EPITA. J’espère donc pouvoir trouver un poste me permettant d’officier en tant que chef d’équipe, pour aider les gens à améliorer leurs compétences afin de mener à bien un projet. Et c’est aussi pour ça que je m’étais proposé comme chef de notre équipe pour Design4Green, pour tester mes propres capacités à gérer un projet en équipe, gérer le temps, assurer mon leadership, etc. De ce fait, je crois que cette expérience va beaucoup me servir pour l’après !


L’EPITA et Design4Green, une histoire qui fonctionne !

Les membres de Cetelems et de The Tree Party ne sont pas les seuls EPITéens à avoir écrit leurs noms au palmarès de Design4Green. En effet, en 2017 et 2018 déjà, l’EPITA a pu voir ses étudiants porter brillements ses couleurs. Redécouvrez le parcours de l’équipe Compiler c’est 12, lauréate en 2017 et celui des formations Greens Bees et La Uccella, respectivement arrivées aux deuxième et troisième places en 2018 !

 

 

 

  • Catégorie : EPITAEtudiantsVie étudiante
  • Postée le 18/11/2020
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