Former la nouvelle intelligence
des entreprises

Représenter l’aéronautique française au Royaume-Uni

Actuellement aux Pays-Bas pour effectuer son semestre obligatoire à l’International de 4e année au sein de l’Université Inholland, Samy Bouzidi (IPSA promo 2019) a vécu un été passionnant. Durant deux semaines, du 18 juillet au 3 août, ce jeune pilote (il vient d’obtenir sa Private Pilote Licence et totalise déjà plus de 80 h de vol) a pu endosser le costume d’ambassadeur aéronautique de la France en Grande-Bretagne à l’occasion de l’édition 2017 du programme des Cadets de l’Air.


Samy Bouzidi


Comment as-tu découvert les Cadets de l’Air ?
Samy Bouzidi :
En 1re année à l’IPSA Toulouse, je prenais des cours de BIA dispensés par deux étudiants alors en 2e année, Léopold Comby et Pierre Lemeunier (IPSA promo 2018), qui venaient d’être sélectionnés pour participer aux Cadets de l’Air. J’ai gardé contact avec eux et, après avoir vécu l’aventure, ils m’ont expliqué comment cela s’est déroulé. À la base, j’étais déjà très intéressé par le principe de cet échange entre jeunes du monde entier où l’aéronautique occupe une place centrale, et leur expérience a encore renforcé mon envie d’y prendre part.

Avant ton séjour en Grande-Bretagne, les Cadets de l’Air ont commencé pour toi le 24 juin au Bourget…
C’était le premier rassemblement de l’ensemble des Cadets français de cette année, lors du Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget. Un moment incroyable ! Nous étions tous en tenue, avec le fameux galon des Cadets brodés, pour représenter à notre échelle l’aéronautique à la française lors de l’événement. Lors de cette journée, nous avons pu découvrir les coulisses du Salon en étant les invités de Dassault Aviation : on a eu droit à une visite « VIP » nous permettant d’accéder à des endroits normalement interdits au public.




Tu as ensuite retrouvé les Cadets français lors d’un second temps fort, mi-juillet, juste avant ton grand départ.
Oui et pour ces retrouvailles, nous avons cette fois eu la chance de pouvoir visiter les coulisses de l’Aéroport Charles de Gaulle ! Cela nous a notamment permis de découvrir les centres d’entraînement d’Air France, les simulateurs d’évacuation et une tour de contrôle. C’était fantastique, d’autant plus que nous avons eu le privilège de rencontrer le responsable des recrutements des pilotes d’Air France qui nous a donné une conférence sur le sujet.

Le 18 juillet, tu t’envolais pour amorcer ton séjour de deux semaines en Grande-Bretagne. Avec qui es-tu parti ?
Avec deux autres Cadets français, Damien et Mélanie. En fait, la sélection des Cadets se fait suivant le profil psychologique des participants, histoire de faire partir ensemble des personnes susceptibles de bien s’entendre. Au début, je n’y croyais pas tellement, mais force est de constater que ça fonctionne ! La preuve, Damien et Mélanie sont devenus de très bons amis avec qui je garde encore contact.


Samy, Mélanie et Damien


La Grande-Bretagne était-elle la destination que tu voulais au départ ?
Oui, c’était même mon premier choix. Je voulais m’y rendre pour la richesse de son histoire aéronautique…. et c’était vraiment une belle expérience ! J’ai pu apprendre et découvrir énormément de choses, notamment à travers la visite des bases et le Musée de la Royal Air Force (RAF). Sur place, on a pu toucher des appareils incroyables de la flotte anglaise, que ce soit des avions ou des hélicoptères, les visiter de l’intérieur… On a également discuté avec des pilotes chevronnés qui ont pris part à plusieurs missions, notamment en Afghanistan et en Irak. Une opportunité comme celle-là ne se présente pas tous les jours !

Justement, quel est ton meilleur souvenir ?
Il y en a beaucoup… Par exemple, j’ai particulièrement apprécié le fait de pouvoir vivre une semaine sur une base de la RAF du Sud du pays afin d’y rencontrer des militaires et des hauts-gradés en compagnie d’autres jeunes passionnés venus d’Australie, du Canada ou encore des États-Unis. Mais si je dois bien réfléchir, je pense que mon meilleur souvenir reste le moment où j’ai été tiré au sort pour visiter le 10 Downing Street, soit la résidence du Premier ministre du Royaume-Uni ! Une chance rare !




Pour prétendre à devenir un Cadet de l’Air, il faut d’abord avoir une expérience aéronautique. Comment a débuté ta jeune carrière de pilote ?
Mes premières heures de vol en tant que pilote se sont faites en parallèle à ma 1re année à l’IPSA. Mon premier aéroclub était assez éloigné de chez moi et, n’étant pas véhiculé, je devais faire du stop pour m’y rendre… Du coup, je ne pouvais pas piloter très souvent. Tout a changé lorsque je me suis inscrit dans un autre aéroclub, l’Aéro Club de Toulouse Midi Pyrénées (ACTMP), plus facile d’accès. C’est vraiment là-bas que j’ai pu commencer à voler. J’y ai également trouvé un super personnel encadrant et des gens extraordinaires – ce sont d’ailleurs eux qui m’ont aidé dans la rédaction de ma lettre de motivation pour les Cadets et qui m’ont coaché.

C’est cette passion pour l’aviation qui t’a poussé à rejoindre l’IPSA ?
Oui ! Depuis que j’ai 5 ans, je rêve de devenir pilote. C’est quelque chose qui ne s’explique pas : l’air est mon élément et je me sens bien lorsque je vole. Je me alors suis dit qu’une formation d’ingénieur allait me permettre d’acquérir une très grande culture aéronautique, ce qui me sera utile pour la suite, étant donné que je compte bien intégrer une école d’aviation à la fin du cursus.

As-tu un conseil à donner aux IPSAliens et IPSAliennes qui souhaiteraient rejoindre les Cadets de l’Air dans le futur ?
Il faut y croire et être plus que motivé ! Avec de la motivation, on est capable de tout !




 

  • Catégorie : IPSAVie étudiante
  • Postée le 29/09/2017
  • Lien