Former la nouvelle intelligence
des entreprises

Une semaine pour former les futurs chefs de projets de la promo 2018


Du lundi 9 au vendredi 13 octobre 2017, les étudiants de la promotion 2018 de Ionis-STM ont pris part à un événement charnière de leur cursus : la semaine méthodo ! Cette dernière a permis aux futurs managers de renforcer leurs compétences en matière de gestion de projets et de travail en équipe. Pour cela, ils étaient accompagnés de trois experts : Michel Sasson, consultant reconnu en organisation et en innovation, fondateur de Sasson Consulting, Tamer El Aïdy, responsable du département virtuel – enjeux et stratégies numériques de l’association Les Petits Débrouillards et Jean-Baptiste Roger, ex-CEO de l’agence numérique La Fonderie et cofondateur de La Cantine.



Si, pour la majorité des gens, le terme « smart » peut faire penser à une petite voiture urbaine, il évoque tout autre chose pour les M2 de Ionis-STM. Pour eux, SMART est l’acronyme de « Spécifique, Mesurable, Acceptable, Réaliste et déterminé dans le Temps » et représente une façon de définir précisément un objectif à atteindre et auquel se tenir. « Si vous voulez quelque chose, cela devient un élément de vérité dans l’univers, précise Michel Sasson, à l’origine du processus. Durant la semaine, les étudiants travaillent en groupe sur différents sujets avant de préparer une soutenance pour le dernier jour. Le sujet sur lequel ils peuvent tomber peut être très vague, c’est à eux de déterminer précisément ce qu’ils doivent faire, comme en entreprise. » D’où cette découverte de la méthode SMART. « Elle permet de faire une proposition particulière à l’intérieur de la demande générale », poursuit l’intervenant.

Un monde de SMART people
Confrontés à des « systèmes de crise » exigeant d’eux de garder la tête froide même dans l’urgence, les étudiants apprennent ainsi à répondre à cinq questions primordiales durant cette étape du cursus : comment créer une équipe ? ; Comment créer un objectif SMART ? ; Où trouver l’information / quelles sont les sources ? ; Quel est l’axe de communication à suivre et à faire connaître ? ; Comment faire un planning pour se préparer au travail ? Une introduction adéquate à une année qui sera en grande partie consacrée à la réalisation de projets autour de thématiques aussi nombreuses que variées et rattachées aux quatre filières de l’école. Le but avoué ? « Qu’ils soient capables de prendre n’importe quel sujet, de proposer des solutions et de suivre la méthodologie pour éviter de perdre du temps, assure Michel Sasson. Pour la première fois, ils adoptent une mécanique commune alors que certains viennent d’horizons divers et possèdent une lecture du monde différente. Comme beaucoup d’entre eux sont appelés à devenir chefs de projets, autant commencer à le faire dès aujourd’hui en se confrontant à des cas réels pour apprendre à tirer le meilleur de chaque groupe de travail. »



Un choc nécessaire
Composée d’un(e) chef de projet, responsable de la cohérence du projet, y compris lorsqu’il ou elle n’est pas expert(e) sur le sujet, d’un rapporteur, responsable de la qualité du livrable, qui prend l’information au fur et à mesure pour ensuite réaliser la présentation finale lors de la soutenance et de plusieurs collaborateurs, chaque équipe s’est lancée pleinement dans cette expérience pédagogique. Quitte à parfois se mettre en danger et à puiser dans ses retranchements pour parvenir à accomplir le défi (plutôt inattendu) proposé : réaliser un film chantant de 2 à 3 minutes sur la double compétence.

« Il faut être capable d’affronter des sentiments contradictoires durant cette semaine, ne serait-ce que le premier jour qui est assez dense », juge ainsi Ounissa, étudiante du MBA Ingénierie des Procédés en Biologie industrielle, rejointe en ce sens par son camarade de promotion Rachid du MBA Business & Digital. « On se sent un peu choqués par cette méthode très intense, mais c’est fait exprès. Cela demande forcément une attention particulière. »



Bougés dans leurs certitudes, les deux futurs professionnels l’assurent : cette expérience leur sera bénéfique pour la suite de leur cursus et leur prochaine carrière. « J’ai déjà l’impression d’avoir progressé », confie ainsi Ounissa. Même son de cloche chez Tom, venu du MBA Marketing & e-Santé. « C’était très enrichissant. Je ne pensais pas vivre cela avant d’arriver à l’école. C’est une façon de travailler totalement différente de ce que j’ai appris à l’université, où on nous apprenait à structurer les projets de manière scientifique mais sans un mode opératoire valable pour n’importe quel problème. C’est une méthodologie universelle, que l’on a pu appliquer à des problèmes pourtant jugés insolvables, qui plus est dans de très courts délais. On a vu que les gens pouvaient trouver des solutions dans l’urgence ! Tout le monde en est sorti avec plus de savoir et de compétences. C’est une méthodologie que je me vois complètement appliquer. Avec cet objectif SMART, on peut proposer des solutions concrètes à la personne qui nous oppose un problème, quel qu’il soit : on peut toujours structurer des éléments de solution ! »

Un constat qui ne peut que réjouir Michel Sasson. « Lors de leurs précédentes expériences en entreprises, certains M2 n’ont jamais eu l’occasion de pratiquer une méthodologie comme celle-ci, qui demande de fixer des objectifs, de donner des directives et des ordres tout en déterminant un retroplanning et des outils de mesure de la réussite/l’échec d’un projet. Dorénavant, ils savent que beaucoup de projets ne peuvent aboutir correctement sans définir les responsabilités, les objectifs : si les bases ne sont pas communes, le travail collectif est plus compliqué. » En attendant, les étudiants en M1 peuvent déjà se préparer à tout donner : leur découverte de cette méthodologie est déjà fixée pour la fin du mois d’octobre.


  • Catégorie : Ionis-STM
  • Postée le 27/10/2017
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