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IPSA One récompensée par la Royal Aeronautical Society

Organisée au printemps par la branche parisienne de la Royal Aeronautical Society (RAeS), la « 2018 Best Young Persons Presentation Award » est une compétition destinée aux étudiants et jeunes diplômés d’école supérieure et université du Nord de la France ayant une branche spécialisée dans l’aéronautique et/ou le spatial. Elle demandait aux participants de décrire en anglais le sujet de leur choix en lien avec l’aéronautique ou le spatial à travers trois étapes qualificatives : une courte présentation écrite, un pitch original de deux minutes et enfin un oral de 15 minutes devant jury permettant de désigner le grand vainqueur de l’exercice. Et cette année, le vainqueur n’est autre que l’association IPSA One alors représentée par ses cofondateurs Chris de Claverie, Valentin Steichen et Jordan Culeux (IPSA promo 2020). Ce dernier, également président de l’association, revient sur cette belle expérience.


De gauche à droite : Chris de Claverie, Jordan Culeux et Valentin Steichen


Qu’est-ce qui vous a poussé à participer à ce concours ?
Jordan Culeux :
L’un de nos professeurs d’anglais étant membre très actif de la branche française de la RAeS, il nous a expliqué que le concours pouvait être très intéressant pour l’association de par notre projet de création d’un nano-satellite ou CubeSat. Nous l’avons pris au mot pour, très rapidement, soumettre notre présentation écrite dans l’espoir d’être sélectionnés pour l’étape suivante !

Cette deuxième étape voyait justement dix équipes s’affronter lors d’une courte présentation à l’oral : l’elevator pitch. Quel a été le secret du vôtre pour faire partie des finalistes et ensuite remporter le concours ?
Le but était de faire un teasing de notre grande présentation. Pour cela, nous avons décidé de proposer quelque-chose d’original et de drôle sans trop en dire : au lieu de faire un simple résumé de deux minutes, nous avons préféré imaginer une sorte de trailer comme au cinéma. L’idée était simple : je jouais le rôle d’un investisseur ou patron tandis que Chris et Valentin jouaient le rôle d’ingénieurs travaillant sur un projet d’intelligence artificielle sensée être capable de réaliser la présentation à notre place. Évidemment, le ressort comique venait du fait que cette IA ne fonctionnait pas ! C’est ce que nous avons répété ensuite lors de la grande présentation, le running gag de l’IA permettant de garder intacte l’attention du jury. C’était aussi important pour nous de pouvoir présenter notre projet tout en s’amusant.

Quel effet cela fait de gagner une telle compétition ?
Cela fait énormément plaisir même si le meilleur moment a sans doute eu lieu un mois plus tard, le 12 juin : en effet, ce jour-là, nous étions invités à l’Ambassade du RoyaumeUni à Paris pour l’édition 2018 de la Charles Lindbergh Memorial Lecture qui célébrait à la fois les 100 ans de la Royal Air Force et la collaboration de longue date entre les forces aériennes françaises et anglaises. Lors de l’événement, nous avons pu recevoir un joli trophée et une dotation de 200 euros chacun, mais surtout rencontrer de nombreuses personnalités prestigieuses, comme un marshal de la Royal Air Force, un général de l’armée de l’Air ou encore l’ambassadeur lui-même.




Que vous apporte cette expérience pour le projet ?
Nous en gardons un très bon souvenir, d’autant que cela nous a permis de nous exercer à réaliser une présentation en anglais, chose que nous ne faisons pas si souvent que ça même si le projet d’IPSA One a de plus en plus tendance à s’internationaliser. D’ailleurs, cette victoire nous offre également l’occasion de concourir pour la finale internationale du concours qui sera organisée au sein du siège de la RAeS à Londres au mois de novembre prochain. Nous serons sélectionnés sur deux critères : la note reçue lors de la finale locale et la note qui suivra l’analyse du dossier que nous sommes actuellement en train de monter.

En parlant d’internationalisation, IPSA One était également présente en Autriche récemment…
Effectivement ! Notre histoire avec l’Autrice a commencé il y a deux ans maintenant, au début du projet. Lors de conférences au sein de l’école, nous avons régulièrement la chance de pouvoir rencontrer le responsable du spatial de l’University of Applied Sciences Wiener Neustadt. Comme cette université travaille également sur un projet de CubeSat – ses étudiants ont même envoyé leur premier dans l’espace l’an dernier –, nous avons forcément tissé des liens. De fil en aiguille, le responsable nous a proposé de venir à Wiener Neustadt pour participer à un concours de projets étudiants lors de la première édition des Austrian Space Cooperation Days, un salon de professionnels du spatial qui s’est déroulé début juin. Au-delà du fait d’avoir réussi à terminer à la 5e place, ce concours nous a surtout permis de rencontrer énormément de gens sur places, que ce soit des professionnels, des enseignants ou encore des étudiants développant un projet similaire au nôtre et avec qui nous espérons nouer de futurs partenariats. Sur place, nous avons également été invité par l’Ambassade de France en Autriche pour parler de notre projet à l’institut Français d’Autriche. Un très bon moment.

Au moment de lancer IPSA One, un projet assez technique, vous attendiez-vous à retrouver autant d’humain et de belles rencontres ?
Au départ, nous imaginions plutôt rencontrer de grosses difficultés pour monter le projet et arriver à faire en sorte que d’autres personnes puissent croire en nous ! Mais à force de côtoyer d’autres personnes travaillant sur ces thématiques, nous réalisons que le projet d’IPSA One dépasse le simple cadre de l’école, qu’il s’inscrit dans quelque-chose de plus grand, qu’il se nourrit aussi des autres projets étudiants ou professionnels développés ailleurs. Aujourd’hui, nous avons le sentiment d’appartenir à un réseau composé de passionnés de différents pays où tout le monde s’accompagne, s’entraide. C’est une plus-value énorme pour nous, aussi bien en matière de conduite de projet qu’en matière d’ouverture à l’international. À titre personnel par exemple, quand je suis arrivé à l’IPSA, je n’étais pas très bon en anglais : aujourd’hui, je me sens clairement plus fort. C’est aussi ça qui fait la beauté d’IPSA One !

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  • Catégorie : IPSAVie étudiante
  • Postée le 22/06/2018
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