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Les aventures de Cyprien Verseux en Antarctique !

Après avoir expérimenté la vie en isolement sur Mars durant une année entière à l’occasion de la mission HI-SEAS IV de la NASA en 2015-2016, une aventure retracée dans le livre « Vivre sur Mars », l’astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup’Biotech promo 2013) s’est lancé dans une nouvelle aventure scientifique. Depuis le mois de janvier 2018, cet Ancien mène ainsi la mission Concordia organisée sur la base du même nom en Antarctique (et gérée conjointement par la France via l’Institut Polaire Français et l’Italie via le PNRA). À la tête de l’équipage DC14 composé de six français, six italiens et d’une autrichienne, en partie des scientifiques en astronomie, glaciologie, météorologie ou encore séismologie, Cyprien Verseux a pour objectif de mener de nombreuses recherches dans la station scientifique la plus isolée que l’on puisse trouver sur Terre afin de mieux connaître notre planète et notamment son climat.


Cyprien travaillant à l’extérieur de la base au début de l’hiver austral
Photo par Carmen Possnig / Crédit ESA-IPEV-PNRA


Isolés à plus de 600 km des êtres humains les plus proches, sans possibilité d’évacuation et sans pouvoir être rejoints, les membres de la mission Concordia ont mis plus de trois semaines pour rejoindre l’équipage déjà sur place. Les conditions de vie difficiles se sont accentuées au début du mois de mai lorsque le soleil a passé l’horizon pour la dernière fois de la saison. La nuit polaire a élu domicile dans la zone la plus froide du monde pour plusieurs mois. Mais il en faut plus pour atteindre le moral de l’équipage qui a été sélectionné après de nombreux tests médicaux, psychologiques et techniques. D’ailleurs, une médecin-chercheur sur place, engagée par l’Agence Spatiale Européenne (ESA), évalue quant à elle l’adaptation des équipiers à cet environnement hostile. En plus des scientifiques, d’autres corps de métiers sont présents afin de maintenir l’équipage en vie et l’équipement en état de marche (plombier-chauffagiste, médecin, mécanicien, électrotechnicien, cuisinier…).


L’équipage DC14
Credit Cyprien Verseux pour PNRA-IPEV


Un environnement très hostile et propice aux recherches
L’isolement, le confinement, les températures qui peuvent descendre en-dessous de -80°C, la faible pression en oxygène, l’air sec, la nuit polaire… Les contraintes sont nombreuses sur la base Concordia et pèsent aussi bien sur les équipiers que sur les machines. Les communications, rendues possibles grâce aux satellites, y sont limitées. À mesure que l’hiver austral s’installe, les équipiers sont de plus en plus confinés dans la base, ne sortant qu’avec d’épaisses tenues si encombrantes qu’elles rappellent les combinaisons spatiales. Le manque d’oxygène affecte leur sommeil, leurs capacités cognitives et leur endurance. L’isolement et le confinement sont similaires à ceux d’une base en-dehors de la Terre. Mais l’Antarctique n’est pas qu’un lieu hostile : c’est également un lieu privilégié pour différentes sciences avec son ciel dégagé, la longue nuit polaire, l’absence de pollution, sa neige vierge et son atmosphère extrêmement sèche, froide et fine. L’équipage DC14 terminera son hivernage en novembre, où ils seront rejoints par d’autres scientifiques et techniciens. Ils resteront encore plusieurs semaines et quitteront l’Antarctique fin 2018, après un an d’isolement sur la base scientifique Concordia.

Suivez et vivez au cœur de la mission DC14 sur le blog de Cyprien Verseux : marslablanche.com


À gauche : Photo de Cyprien du 28 mai 2018, nuit polaire sur Concordia
À droite : Photo de Cyprien du 22 mai 2018, nuit polaire aux heures les plus ensoleillées

Atmos labo de glaciologie et chimie atmosphérique à 700 m de la base
Crédit Cyprien Verseux pour PNRA-IPEV


À propos de l’Institut Polaire Français :

Agence nationale de moyens et de compétences au service de la recherche scientifique française en région polaire, l’Institut Polaire Français Paul-Émile-Victor (IPEV) soutient et met en œuvre chaque année 80 programmes scientifiques et technologiques au Nord comme au Sud. Construite par la France et l’Italie et ouverte en 2005, Concordia est la 3e station permanente à l’intérieur du plateau antarctique. Elle répond à des défis technologiques imposés par cet environnement extrême : matériaux résistants à -80°C, production et recyclage des eaux… Chaque année, l’IPEV et le PNRA recrutent l’ensemble du personnel nécessaire au fonctionnement de la station et à la conduite des programmes de recherche dans cet environnement unique au monde. Il s’agit de réunir les savoir-faire permettant aux 14 personnes qui restent seules sur la station durant l’hiver austral de vivre totalement isolées du reste du monde pendant 9 mois par an.

www.institut-polaire.fr


Désert blanc
Crédit Cyprien Verseux pour PNRA-IPEV

  • Catégorie : AnciensSup'Biotech
  • Postée le 13/06/2018
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